<Cliquez ici pour le dossier imprimable MS Word> <Traduction Anglais - English Translation>

ENTRETIEN AVEC ZOË LUND
30 juillet 1996
Part 1

(extrait de "Fury: Le cinéma d'action contemporain"
Admiranda/Restricted n°11-12, 1996
© Admiranda)

Tu vas souvent au cinéma ?

Non, non (rires), dans les interviews tout le monde me demande si je vais au cinéma et franchement non, j'y vais très rarement, je n'aime pas les "movies" d'aujourd'hui, j'en écris tout le temps, j'ai des idées et je vois la vie de temps en temps en termes de "movies" (parfois je vois quelque chose et je me dis «ho là là, ça serait bien dans un "movie"»), mais je ne vais pas en voir, je n'en ai aucune envie, et même ça me dégoute.

Même les classiques ?

Je m'intéresse beaucoup aux classiques. Je préfère regarder un film à deux heures du matin à la télé que d'aller quelque part voir un film hollywoodien d'aujourd'hui. Ce n'est pas une question d'élitisme "or whatever", c'est juste une question d'ennui, même si c'est des "bons" films, ceux-là sont les pires... Si c'est simplement un film d'effets spéciaux, "bam bam boum boum", "excitement", action, ça va, je peux en voir de temps en temps, parce que ça dit : «Voilà, nous allons faire un film comme ça, et c'est fun». Mais des films qui essaient d'être "bons", maintenant ça me dégoute, c'est vraiment prétentieux, je dois littéralement fermer les yeux.

Mais tu as quand même vu les autres films d'Abel Ferrara ?

Je n'ai pas vu beaucoup de films de Ferrara. Quelques-uns mais pas tous. Évidemment j'ai vu Ms 45 et Bad Lt, mais aussi... Snake Eyes, j'ai été invitée à une avant-première, quelque chose comme ça, je ne pense pas que ce soit son meilleur.

Body Snatchers ?

Non, je ne l'ai pas vu. Je ne sais pas pourquoi, c'est un film que je pourrais voir, oui, je pourrais... Je n'ai aucune envie de voir The Addiction, non, je ne veux pas...

Fear City ?

Fear City, euh... je pourrais probablement. Oh ! Oh ! Oh ! King of New York, j'ai aimé ce film, Chris Walken y est très bien, j'ai beaucoup aimé, c'était un film honnête. J'aime Abel Ferrara justement quand il est honnête et qu'il n'essaie pas d'être quelque chose d'autre, quand ce n'est pas lui ce n'est pas bon... Mais je pense qu'il y a des pressions qui disent « il faut faire comme ça», qu'il fasse des films un peu prétentieux, qui ne sont pas authentiques, qui ne sont pas lui.

Et comment l'as-tu rencontré ?

Par hasard. Il y a eu beaucoup de rumeurs, mais c'était vraiment banal, moi je n'étais pas du tout actrice, ni impliquée dans le cinéma, et j'étais allée à un concert de musique d'avant-garde parce que j'étais une "protégée" de la musique quand j'étais une petite fille, c'est vrai ! Je jouais du piano et j'écrivais de la musique, j'ai gagné des prix, j'avais toute une carrière musicale, quand j'étais petite.

C'était à New York ?

La plupart du temps à New York, oui, mais j'ai fait des petites tournées... Donc j'étais à ce concert, euh... pas très bien, c'était horrible en fait, quelqu'un était là, tournant le dos au public (Zoe se lève et se met de dos pour mimer ce qui suit). Il faisait comme ça (elle se tape sur le ventre à un certain rythme), sur l'estomac, il n'y avait que lui faisant ça, tout le temps au même rythme, il était vraiment "dur" ! Il était absolument sérieux, c'était un truc d'une importance mondiale, comme ça pendant deux heures ! (Zoe se retourne). Enfin quelqu'un a éteint les lumières pour qu'il arrête, tout le monde dans la salle était absolument furieux contre lui (elle se rassoit), et à ce moment-là quelqu'un m'a donné une carte, une carte à propos d'une boîte de cinéma (ce n'était pas Abel), moi je n'étais pas actrice donc je m'intéressais très peu à tout ça mais j'ai dit « OK», c'était juste pour m'amuser. Mais je suis allée à une audition, j'ai fait le truc, je n'avais pas de "hitshot" alors je suis allée dans la 42 ème rue pour me faire des photos, un "strip" de six photos et je leur ai donné. Je croyais que c'était fini, oublié, j'ai tout oublié à propos de cette histoire de cinéma. Deux semaines plus tard, quelqu'un m'a appellé pour une deuxième audition, puis une troisième, une quatrième, enfin j'ai presque gagné le rôle pour un grand film qui n'a rien fait ! J'ai eu de la chance de ne pas faire ce film, parce que c'était un grand, grand film, tout à fait oublié maintenant.

Tu te souviens du titre ?

Times Square (rire général)[1]. Oui, justement, tout à fait oublié, mais en même temps on préparait Ms 45, et dans les archives de Times Square, Abel a trouvé toutes les photos des filles auditionnées, ainsi que le petit "strip" de photographies et il a dit quelque chose comme : «C'est elle Ms 45», et je suis allée le voir. Des amis sont venus avec moi à l'audition, je ne savais même pas comment faire une audition. Donc je suis venue avec eux, pour moi c'était vraiment un autre monde, à ce moment je faisais de la musique, de la politique, je n'avais vraiment rien à faire avec toute cette histoire de cinéma. Mais ce n'était pas vraiment une audition, plutôt une interview ; il y a eu une audition plus "normale" ensuite, puis une autre, encore une, et j'ai gagné le rôle de Ms 45. Les amis qui étaient avec moi m'ont dit que j'avais eu le rôle tout de suite, ils m'ont dit : «Tu as le truc », et j'ai dit : «Ah ! Pfff... je ne sais pas». J'ai pris deux ou trois semaines pour me décider, même si je voulais le faire après qu'ils m'aient rassurée.

Tu étais très jeune à ce moment-là...

Oui, assez jeune, mais... j'avais déjà vécu quelques vies, en un sens.

Tu étais quoi, à part musicienne ? Écrivain, compositeur ?

Oui, et activiste politique aussi, c'était vraiment très important pour moi à ce moment-là, j'étais très engagée, oui.

Dans quel type de mouvement ?

Euh... Communiste-anarchiste, comme ça...

C'est comme ça que tu as rencontré Édouard (De Laurot) ?

Édouard ? Après, justement, à la fin de Ms 45. J'avais encore une semaine de production, et je l'ai rencontré, et nous avons tout de suite commencé à écrire ensemble, à travailler ensemble, et on est restés ensemble sept ans, sept ans très fertiles, nous avons fait des films, des romans, des scénarios, la vie était vraiment meilleure que des films ou des romans, une vie extraordinaire, c'était bizarre mais important aussi ; je vais l'écrire un jour, je vais écrire une espèce de "diary" de tout ça.

Une chronique ?

Une chronique, oui. Toute sa vie était comme ça, c'est pour ça aussi que c'est important d'archiver ses films, je sais que Jonas (Mekas) s'intéresse beaucoup aux chroniques.

C'est ce qu'il aime le plus.

Oui, et ce sera fantastique de faire ça pour Jonas, parce qu'il était vraiment une sorte de frère pour Édouard ; ils venaient tous les deux d'Europe de l'Est, de la Deuxième Guerre mondiale, lui de Pologne et Jonas de Lituanie. Tout le monde connaît l'histoire de Jonas, mais pour Édouard c'était euh... Oh là là ! C'est presque impossible de croire que tout ça peut arriver dans la vie d'un seul homme, il était là presque à chaque moment important des soixante dernières années... Incroyable ! La Pologne underground, la France underground pendant la guerre, ou bien Andy Warhol, ou n'importe quoi entretemps, ou bien "weather" underground... Il était aussi dans les "bérets verts" d'Angleterre, c'est renversant de penser à tout ça ; même moi quand je l'ai rencontré la première fois, j'ai trouvé tout ça difficile à croire, mais j'ai rencontré des types partout dans le monde qui m'ont dit « C'est vrai», «C'est pire» ou «C'est mieux» (la plupart du temps c'était les deux en même temps) (rires).

Et donc vous filmiez ensemble ?

Oui... C'était très dur, en un sens, mais je ne regrette rien. Chaque jour je me souviens de quelque chose dont j'ai besoin en ce moment... C'était mon éducation, voilà. Et maintenant j'ai un devoir vis-à-vis de lui, donner au monde ce qu'il n'a pas pu finir, car il y a beaucoup de choses qu'il n'a pas pu terminer, ses priorités étaient différentes, il ne voulait pas mettre son nom sur ses travaux, et ce n'était pas une marotte comme ça... c'était vraiment sincère, il avait une morale de l'anonyme, et j'étais fort frustrée par cette situation, parce que les gens doivent savoir, c'est une... c'est...

...une Histoire ?

Oui, c'est l'histoire d'un homme et aussi d'une œuvre, mais il ne voulait pas faire une œuvre, il voulait être anonyme tout le temps, il pensait qu'on avait un certain pouvoir dans l'anonymat... C'était, en un sens, un type d'un autre temps, peut-être du Moyen-Âge... Il avait une famille qui avait des racines du Moyen-Âge, et il pensait beaucoup à ça. Mais il a beaucoup payé pour tout ça, et maintenant je veux lui rendre un peu justice, et donner quelque chose au monde. Ce serait vraiment facile de le faire, parce que c'est très riche. Moi j'ai une espèce de carte dans la tête pour explorer tout ça, mais je suis certaine qu'on va découvrir des trucs qui vont m'étonner.

Bien, si tu fais la version française, on la publiera.

(Grand sourire) OK ! J'ai écrit un roman, aussi. Je l'ai présenté à quelques éditeurs ici, aux États-Unis, et ils ont trouvé ça un peu choquant. Ils ont dit que c'était de l'avant-garde, et là c'est moi qui a été choquée, parce que je pensais avoir fait des personnages comme tout le monde, avec qui on peut trouver des, des affinités. C'est une histoire normale, avec un début, une fin, une histoire, ce n'est pas écrit dans un style prétentieux, rien de "poorshit"... Comme ça ! C'est normal, quoi ! Et c'est l'histoire d'un "trucker" de Brooklyn, un camionneur, et des gens ordinaires. Le camionneur trouve une bobine d'un film, exactement le même film que nous avons ici, c'est même dit au commencement du roman, ça existe, c'est une bobine de film qui existe et chaque scène écrite existe. C'est la bobine qui l'inspire et qui lui dit, concrètement, les choses à faire dans le roman, une sorte de road-movie... La première partie est une réunion de tous les personnages à New York, ensuite ils font un voyage à travers tout le pays et puis on a le climax à Los Angeles, il y a trois parties distinctes. On peut même les publier séparément. La première est terminée, je suis en train de faire la seconde, et j'ai un plan très détaillé pour tout. Ça traite beaucoup de ce film, et si un jour on fait un film de ce roman, on peut intégrer les parties de ce film dans le film, parce que les personnages le projettent sur le camion. Au milieu d'une ferme, quelque part, en Iowa, dans la nuit, en 16mm, il faudrait peindre un écran sur le camion, et projeter le film en pleine nuit, ce serait fantastique. C'est les films d'Édouard qui seront projetés là-bas, c'est une espèce d'héritage qui vient de l'underground USA et qu'on découvre 25 ou 30 ans plus tard.

Le camionneur laisse la boîte avec le film à Watts, dans le ghetto de Los Angeles, pour que la prochaine personne le trouve, pour que le cycle continue ; il a beaucoup appris, il comprend exactement pourquoi il a fait tout ça et que c'était bien utile. Si on peut avoir un révolutionnaire américain, c'est lui, et c'est la fin. Si c'est possible, c'est lui, OK ?

C'est un roman messianique ?

Un peu à la fin, oui, mais il y a d'autres personnages, ici, à New York, toute l'histoire d'une organisation de Noirs, de Step et de sa famille, de son père qui a été tué par quelqu'un qui est devenu le patron, du type qui part en camion avec le héros, ça se passe en famille, tous les personnages sont très liés, et on a évidemment une crise (rires).

As-tu joué dans d'autres films ?

Comme actrice, j'ai tourné à peu près six films.

J'ai fait un film qui s'appelle House Guest, c'était un bon film, réalisé par Franz Harland, il est autrichien mais je crois que maintenant il travaille surtout aux États-Unis, la musique était de John Cale, qui jouait aussi dans le film, il y avait aussi un acteur polonais qui depuis est mort du Sida, Bolek Greczynski (?) (il était peintre aussi... fantastique). Nous avons fait le film ici, à Long Island, et c'est drôle parce qu'on a fait des scènes sur la plage, j'avais très froid, et j'ai commencé à prendre un accent français, c'était vraiment étrange (rires).

Dans Special Effects de Larry Cohen, un thriller, je tenais un double rôle : une texanne, et une "Jewish American princess type"[2]. C'était ici, à New York, et ça m'amusait de faire les deux rôles, un peu à la Vertigo (rires) ; et après j'ai fait Exquisite Corpses avec un metteur en scène impossible, mais enfin ! Je l'ai fait parce que j'y chante, j'avais l'opportunité de chanter et danser à l'écran. C'était amusant de chanter, j'ai aussi écrit les paroles des chansons, c'était un peu "break wild", un peu cabaret. Ensuite j'ai fait Miami Vice, House Guest, et ça c'est un bon film (un court-métrage). Oh, j'ai fait un film moi-même, un petit film, à Rotterdam, ça s'appelle Hot Ticket et euh... on me l'a volé.

Un film en 16mm ?

Euh... même moi j'ai oublié, je crois que c'était en 16. Mais c'était un film fait, disons produit, par le festival, en fait j'ai cru que le producteur était le festival de Rotterdam, Emile Fallaux, et on m'a demandé, le dernier jour du festival, de faire ce petit film parce qu'on faisait des interviews des réalisateurs. Moi j'ai fait un petit film de fiction, pas une interview, pas moi en train de chanter, pas moi en train d'expliquer pourquoi je fais des films, j'ai fait un film de fiction et c'était un bon film, je l'ai écrit, j'ai joué dedans et je l'ai réalisé ; et il y a un an, un ami d'Europe m'a envoyé une affiche qui dit que quelqu'un a mis tous les films de cinq minutes ensemble, les a intitulé Scenes of Rotterdam et c'est signé par Mijke Dejong, la femme qui a réalisé les interviews, et mon film n'a rien à faire avec les autres ! Ce festival avait été une expérience merveilleuse pour moi, ils avaient été très gentils, je voulais faire quelque chose pour eux, c'est la raison pour laquelle j'avais fait ce film ; je croyais qu'il allait rester dans les archives de Rotterdam, ou qu'il allait servir au festival un jour, je ne savais pas du tout que j'étais en train de faire un film "ghost wright".

C'est le seul film achevé que tu aies réalisé ?

J'ai fait des parties de films avec Édouard. Il y a des bobines dans les archives -il faut bien nommer ça- dans les archives de la douane aux États-Unis, parce qu'ils ont confisqué tout ce que nous avons tourné en Europe, des dizaines de films, c'est très triste; c'était il y a quinze ans, c'était lié à des questions politiques, et nous avions franchement peur d'entrer là-dedans. Mais maintenant, je veux y entrer... C'est du 35mm couleur, j'étais metteur en scène aussi, et j'ai beaucoup tourné, et c'est perdu ; ça faisait partie des films qui sont aussi dans les archives ici, comme La Prométhéa, certaines parties sont à d'autres endroits à New York. J'ai aussi réalisé quelques petites scènes de Bad Lt, mais... c'est très important pour moi d'être claire sur le fait que même si j'ai réalisé ces petites scènes, Abel Ferrara était le metteur en scène et je suis très fière de son travail. Je dis tout le temps que j'étais scénariste, le seul scénariste même si son nom est après le mien au générique, et c'est la vérité ; mais il était le metteur en scène, et c'est fantastique. Si je dis que j'ai fait quelques petites scènes, je ne dis pas que j'ai réalisé le film. Je veux que ce soit clair. Mais j'étais là chaque jour sur le tournage, en faisant n'importe quoi, j'ai fait "propgirl" (accessoiriste), je me suis occupée de tous les acteurs, j'ai fait n'importe quoi pour aider le projet, c'était tellement important, j'y ai mis tout mon c¦ur.

La scène du vampire, celle où tu dis le discours du vampire, est le moment le plus sublime du film.

Ah oui, c'est bien de l'entendre. J'ai écrit le texte cinq minutes avant qu'on la tourne, ce n'était pas improvisé mais écrit mot pour mot cinq minutes avant le tournage de la scène. Je l'ai appris et ensuite je l'ai dit... une ou deux prises, je crois, c'est tout.

Tu avais pensé à Harvey Keitel avant, quand tu as écrit le film ?

Pensé à qui ?

Harvey Keitel.

Ah, Harvey ! Je ne sais pas pourquoi, mais des bruits courent selon lesquels on avait pensé à Harvey Keitel... que quand j'avais deux ans, je me suis dit « On va faire un film avec Harvey Keitel, qui s'appellera Bad Lt». Non, pas du tout ! (rires) Mais tout le monde le croit, quelqu'un l'a dit à quelqu'un, on s'est dit «Ah ! Harvey Keitel, oui, il va jouer Jésus Christ dans le film». Non, mais quand il est arrivé, on l'a évidemment trouvé parfait , mais on avait pensé à d'autres. On a fait un concours et il a gagné, quoi !

Qui d'autre avez-vous auditionné ?

Tous les types euh... normaux pour ce genre de trucs. On a pensé à Chris Walken, on a pensé à ce type qui a joué le rôle de Jésus, blond...

Willem Dafoe.

Tous les types pour ce genre de films new-yorkais. Mais Harvey a compris tout de suite que c'était l'histoire de Jésus-Christ avec un "bad cop" dans le rôle de Jésus, que c'était un "Gospel according to a bad cop", il a tout de suite compris, et il a beaucoup pensé chaque scène du film. J'étais vraiment émue par le fait que tout le monde l'a justement pris d'une façon presque religieuse, on avait l'intuition, sur le plateau, de faire quelque chose de... spécial, d'exceptionnel, d'avoir une responsabilité exceptionnelle. On a travaillé, et on a gagné. On a fait ce que nous devions faire, et c'était un moment important pour moi, pour toute la vie. Je pense que les gens qui ont vu le film y ont découvert les mêmes choses, j'ai parlé avec, mon dieu, tellement de gens différents, qui ont tous compris ce qui se passe dans le film. C'est très rare de trouver quelqu'un qui ne comprend pas, vraiment rare. Et même des gens qui, aux États-Unis, ici, par exemple, un prêtre conservateur, va comprendre ; c'était justement ce que je voulais, faire un film qui pouvait être compris, et il a été compris.

Entretien réalisé par Nicole Brenez et Agathe Dreyfus
pour Zone Frontière
à l'Anthology Film Archives, New York, le 30 juillet 1996.

Nous remercions Jonas Mekas, Jeff Perkins et Julius Ziz.

Retranscription : Agathe Dreyfus.


Footnotes:

1. Times Square, 1980, de Alan Moyle, scénario de Jacob Brackman, avec Tim Curry, Trini Alvarado, Robin Johnson.

2. Special Effects , 1984, de Larry Cohen, avec Zoe (Lund) Tamerlis, Eric Bogosian, Brad Rijn, Kevin O'Connor.